Lettre d'information n°30 - Septembre 2015

Rencontre

Nicolas Van Peer, 25 ans : d'un contrat pro sur le chantier avec Prezioso à un CDI chez CMI Maintenance Nord

2015-09-08

Ses études à Lille terminées, Nicolas Van Peer a enchaîné les petits boulots et les emplois en intérim dans le bâtiment. Recruté par l'entreprise Prezioso pour une mission de Lean management* d'un an sur le chantier, dans le cadre du dispositif « 50 contrats jeunes » financé par Dunkerque LNG, le jeune homme a trouvé un poste en CDI chez CMI Maintenance Nord le 11 mai dernier, à l'issue de son contrat de chantier, grâce à un job dating organisé par Entreprendre Ensemble. Détails.

Nicolas Van Peer, Lambersartois de 25 ans, a fait toutes ses études à Lille : Bac ES en poche, il a poursuivi en IUT GEA (Gestion des Entreprises), puis en licence Management et Organisation, option contrôle. Ce beau bagage universitaire ne l’a dispensé, à l’image régionale de beaucoup de jeunes diplômés, ni de petits boulots, ni de contrats en intérim pour commencer sa vie active. « Et puis, j’ai eu la chance d’être recruté par l’entreprise Prezioso, spécialiste du calorifugeage et de l’échafaudage, pour un contrat de professionnalisation sur le chantier du terminal méthanier. Prezioso a bénéficié du dispositif « 50 contrats jeunes » financé par Dunkerque LNG et initié avec le concours de l’Etat, de Pôle Emploi, d’Entreprendre Ensemble et des GEIQ* BTP et Métallurgie Industrie. Le principe vise à permettre à 50 jeunes de moins de 26 ans de la Région de se former au sein d’une entreprise travaillant sur le chantier du terminal méthanier puis d’être recrutés dans une entreprise du chantier ou du territoire.

  « La mission me plaisait beaucoup : il s’agissait de développer le Lean Management* au sein de la structure, une méthode qui fonctionne sur l’anticipation », explique Nicolas Van Peer. Pendant un an, le jeune homme donne le meilleur de lui-même chez Prezioso, dopé par les initiatives qu’on lui fait prendre et l’autonomie qu’on lui donne. « Ce fut vraiment une très bonne école », précise-t-il. « J’y ai beaucoup appris et cela m’a forgé une belle expérience professionnelle ». En novembre 2014 et mars 2015, il participe aux job-datings, organisés par Entreprendre Ensemble à Loon-Plage, une opération mise en place avec Dunkerque LNG pour aider les 50 jeunes, à la fin de leur contrat, à trouver un emploi pérenne. « J’y suis allé car trois entreprises présentes m’intéressaient particulièrement », ajoute Nicolas Van Peer. Parmi elle, CMI Maintenance Nord. « Au cours du job-dating, nous avons détecté le potentiel de ce jeune homme », confie Christine Roisneau, Responsable RH. « Plus que les diplômes, ce sont la motivation et le savoir-être qui nous intéressent. Les entretiens ultérieurs ont confirmé notre premier sentiment. Nous lui avons donc proposé un poste de chargé d’affaires en CDI, pour lequel nous sommes occupés de le former avec l’aide du salarié senior qu’il aura à remplacer dans un futur proche ». Depuis son intégration au sein de CMI en mai dernier, Nicolas Van Peer a déjà eu en charge trois chantiers à Arques, Calais et Dunkerque pour lesquels tout s’est bien passé. Une vie de chantier en chantier qui correspond tout à fait à ce jeune homme qui rêve même d’expatriation…

*Système d’organisation du travail qui cherche à mettre à contribution l'ensemble des acteurs afin d'éliminer les gaspillages qui réduisent la performance d'une entreprise.
** Groupements d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification

Vie de chantier

Les puits et le tunnel sont en eau

2015-09-08

Les travaux du puits/tunnel menés par le groupement BRS* sont en passe de se terminer. Déjà, la majorité des compagnons a quitté Loon-Plage. Après la fermeture de la galerie de recul et l'enlèvement des équipements, les puits et le tunnel ont été remplis d'eau. Plus de 52 000 m3 ont été pompés dans l'avant-port, nécessaires à l'amorçage des siphons et des pompes, avant mise en exploitation.

Fin juillet, après les travaux de finition dans le tunnel, les équipes de BRS ont définitivement fermé la galerie de recul, au fond du puits, qui servait au dégagement des trains suiveurs lors du creusement du tunnel. Puis, elles ont procédé à l’enlèvement des équipements nécessaires en phase de travaux : escalier, ascenseur, gaine de ventilation… Déséquipés, le puits et le tunnel étaient prêts à être mis en eau. Cela nécessite plusieurs étapes comme l’explique Gilles Broll, directeur de projet chez Bessac. « Nous avons commencé le remplissage en eau du tunnel et du puits le 14 août dernier. C’est une opération délicate qui consiste à pomper de l’eau dans l’avant-port ouest grâce à des pompes placées sur radeau. Ces pompes sont alimentées en énergie par des groupes électrogènes et un système doseur de chlore est connecté à la conduite de refoulement de ces pompes. Nous sommes en effet obligés de traiter l’eau que nous pompons afin d’éviter la prolifération de la flore et des bactéries qui pourraient altérer les résultats du test de performance auquel nous allons procéder une fois les pompes d’alimentation des ORV en service ». Au total, ce sont plus de 52 000 m3 d’eau qui ont été pompés et déversés dans le tunnel et les puits, en deux étapes : pompage jusqu’à un premier niveau, juste en-dessous de la dalle du second puits (station de pompage), arrêt pour laisser terminer les travaux de couverture des puits, puis pompage jusqu’à un second niveau déterminé, lui, en fonction des besoins du process. « Cette mise en eau est indispensable pour deux raisons : d’abord, elle sert à remplir les siphons (côté CNPE de Gravelines) et l’ensemble du système de pompage côté terminal ; ensuite, elle servira à amorcer les siphons (et le processus d’aspiration de l’eau provenant de la centrale)  lors de la mise en route des pompes » commente Gilles Broll. Fin août, cette mise en eau était terminée. La prochaine opération consistera à amorcer le process, avec siphonage de l’eau dans le bassin de rejet des différentes tranches de la centrale nucléaire de Gravelines et ainsi mettre en route le système de réchauffement du GNL. Le remplacement de l’eau préalablement introduite dans le tunnel ne prendra qu’une heure et demi et à ce moment (et seulement à ce moment), cela permettra de réaliser les tests afin d’être certains que l’installation est prête à fonctionner normalement. Le tunnel et le puits seront alors officiellement mis en service.

*Groupement Bessac ; Razel-Bec ; Solétanche-Bachy, titulaire du lot « tunnel et puits »

Extérieur chantier

De nouvelles restrictions d'accès autour du terminal méthanier, en vue de sa mise en exploitation

2015-09-08

Dans les semaines qui viennent, les trois réservoirs du terminal méthanier vont être remplis pour la première fois en GNL, en vue de sa future mise en exploitation. Cette nouvelle étape est synonyme de restrictions d'accès supplémentaires et définitives autour du terminal, pour des raisons évidentes de sécurité.

Les arrêtés ont été signés par la Mairie de Loon-Plage le 10 juillet 2015, pour l’un, et par la Préfecture Maritime de la Manche – Mer du Nord le 17 juillet 2015, pour l’autre. Ils viennent officialiser les nouvelles restrictions d’accès aux alentours du terminal méthanier, comme le prévoyait l’étude de danger en 2009. Et ce en vue de l’arrivée des premiers méthaniers et le remplissage des trois réservoirs en GNL, afin d’effectuer les essais avant mise en exploitation. Désormais, pour des raisons évidentes de sécurité, l’accès à l’estran (la plage qui borde le terminal) est interdit environ 300 mètres autour du terminal (zone bleue sur le visuel). En mer, la navigation dans un rayon de 300 mètres autour de l’appontement et des digues est également prohibée (zone jaune sur le visuel). Ces nouvelles dispositions seront indiquées, à la fois par des panneaux sur la plage, mais également sur les cartes de navigation. Elles visent à éviter, en cas d’incident majeur sur le terminal, que des personnes extérieures ne soient touchées. Le poste de garde des Dunes, actuellement au niveau de l’Ecluse des Dunes, est quant à lui maintenu jusqu’à la mise en exploitation.

Rappelons que pour compenser ces restrictions, Dunkerque LNG s’est engagé sur une série de mesures compensatoires d’usage notamment le financement d’Aqualamé et de la Maison de la Nature et de l’Environnement à Loon-Plage et le financement de l’extension du PAARC à Gravelines.